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INFOS en Europe

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 19:56

Ce lundi 8 mars, en fin de journée, le parlement suisse a prolongé de 3 ans le moratoire sur les cultures et commercialisation en plein champ d’OGM sur le territoire suisse. Ce moratoire avait été pour la première fois mis en place en 2005 pour permettre « l’acquisition de connaissances scientifiques encore manquantes ». Pour appuyer la prolongation de ce moratoire, le conseil fédéral suisse a souligné « qu’il n’existe pas de besoin urgent en matière d’OGM dans le domaine alimentaire, ni pour l’agriculture, ni pour les consommateurs ». La Suisse va donc rester totalement libre de toute culture OGM jusqu’au moins en 2013. Greenpeace se félicite de ce moratoire dont devraient s’inspirer l’Europe et la France La récente autorisation de la pomme de terre OGM Amflora de BASF par la commission européenne a suscité de très vives réactions des Etats membres de l’Union Européenne. Les gouvernements européens, par la voie de leurs ministres de l’environnement avaient exigé en décembre 2008 de la Commission qu’elle réforme ses procédures d’autorisation des OGM et qu’elle renforce son expertise. Depuis, rien n’a changé. Face aux Etats et aux opinions publiques Européennes, la Commission a choisi le passage en force en autorisant cette pomme de terre OGM -première autorisation depuis 12 ans- dont les impacts sur la santé et l’environnement restent inconnus. Ce sont particulièrement deux hommes, Manuel Barroso et le Commissaire à la santé et à la consommation Dalli qui ont profité de l’absence de majorité qualifiée au sein de la Commission et de la possibilité d’une procédure écrite « sans débat » pour mettre les Etats membres devant le fait accompli. De nombreux OGM sont actuellement en attente d’autorisation à la culture en plein champ au niveau européen. On peut craindre que cette autorisation imposée aux Etats membres ne serve de précédent pour cette Commission décidément très pro-OGM et que de nombreux OGM soient à nouveau imposés sans évaluation satisfaisante. […]
Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 09:41


Les élus Verts du Parlementeuropéen ont dénoncé mardi à Strasbourg la "précipitation" du président de la Commission européenne à autoriser la culture d'une pomme de terre OGM, en brandissant en séance des pancartes hostiles aux produits transgéniques. Les eurodéputés se sont levés, lors d'une séance de questions à José Manuel Barrosodans l'hémicycle, en tenant des pancartes "Pour une Europe sans OGM". "Je salue l'enthousiasme de votre groupe. Vous avez une position très forte contre les OGM, c'est votre droit", a lancé M. Barroso, "personnellement je n'ai pas de position pour ou contre". "La Commission suit les avis de l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (ESA). S'il n'y a pas d'éléments montrant qu'il y a un risque pour la santé ou pour l'environnement, nous nous sentons obligés de les autoriser aux termes de nos engagements à l'OMC", a-t-il expliqué. La Commission vient d'autoriser pour la première fois depuis 12 ans la culture d'une plante génétiquement modifiée, une pomme de terre du groupe allemand BASF destinée à l'industrie du papier, provoquant un tollé parmi les écologistes. M. Barroso n'a pas voulu dire si d'autres autorisations de culture seraient accordées pour des OGM avant un débat promis pour l'été sur les autorisation de culture et de commercialisation. Bruxelles se prépare à soumettre aux gouvernements européens des demandes d'autorisation de culture pour les maïs BT 11 du groupe suisse Syngenta et BT 1507 du groupe américain Pionner, deux rivaux du MON 810 de l'américain Monsanto. Or, les pays de l'UE sont très divisés sur les culture d'OGM, a reconnu M. Barroso. Si aucune majorité ne se dégage, la Commission doit prendre la décision de les autoriser ou non. Elle a décidé "à l'unanimité" de donner son feu vert à la pomme de terre OGM Amflora, "car toutes les questions scientifiques posées avaient été traitées", a précisé M. Barroso. Dans le même temps, les règles vont êtres assouplies. "La Commission compte proposer de donner aux […]
Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 20:40


Par Sebastien Portal - Club de Mediapart Avant même l'entrée en scène officielle de sa future équipe qui vient d'être auditionnée ces deux dernières semaines, le président de la Commission Européenne doit déjà faire face à une polémique qui a émergée ces dernières semaines, et qui risque de grossir. Une affaire qui pourrait bien embarrasser José Manuel Barroso, alors même que les prétendants aux différents postes de commissaire européen doivent ce mardi faire l'objet d'un vote de confiance au Parlement de Strasbourg, avant que les candidatures ne puissent d'être entérinées par le Conseil Européen des chefs d'Etats et de gouvernements des 27 Etats membres. Ainsi, dans une lettre datée du 21 janvier 2010, quatre organisations non gouvernementales (Corporate Europe Observatory, Amis de la Terre, Lobbycontrol et Testbiotech) demandent à M. Barroso de s'expliquer sur le cas de l'ancienne directrice du Panel Scientifique sur les Organismes Génétiquement Modifiés au sein de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA, EFSA en anglais). Cet organe officiel de l'Union Européenne joue notamment un rôle central dans l'évaluation des risques liés aux plantes transgéniques ainsi que dans la gestion de ses applications. C'est sur ses avis que la Commission, le Parlement et les Etats membres de l'Union Européenne appuient leurs décisions d'autoriser ou non une semence issue de l'outil biotechnologique. LE CAS DE SUZY RENCKENS Arrivée en octobre 2002 dans les locaux de l'autorité situés à Parme en Italie, Suzy Renckens est docteur en biologie moléculaire. Elle avait auparavant travaillé sept ans à l'Institut pour la Santé Publique de Belgique, son pays d'origine. Et si aujourd'hui cette personnalité plutôt discrète se retrouve au cœur d'une polémique risquant d'entraîner le président de la Commission Européenne, c'est suite aux révélations de Testbiotech, un centre de recherche sur l'évaluation des biotechnologies basé à Munich en Allemagne. En novembre 2009, il a […]
Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 12:22

Voici une traduction (la compagne de Guy KASTLER) concernant un texte expédié par les résistant anti-ogm de Pologne . A vos stylos à encre et stylos numériques. Chers amis, Le Parlement Polonais a choisi le 15 décembre 2009 comme date pour un débat suivi d'un vote sur la nouvelle proposition de "Loi OGM" qui, si elle est adoptée, ouvrira la porte à la plantation de cultures GM sur le sol polonais, sur la base des standards de l'UE qui autorise la coexistence entre les cultures GM et non-GM à l'échelle commerciale. Malgré plus de deux années de lobbying constant, de manifestations et de campagnes de lettres, le gouvernement Tusk n'a pas introduit une interdiction sur le mais GM controversé MON 810 qui est maintenant interdit dans 7 pays de l'UE, incluant l'Allemagne et la France. Il a aussi refusé de maintenir l'interdiction du précédent gouvernement sur toutes les importations et les échanges commerciaux de semences et plantes GM. Donc, 10 jours avant Noel, ils vont essayer de glisser une nouvelle loi qui établira la base pour la première culture légale d'OGM sur le sol polonais. Il s'agit d'un exemple classique de manipulation politique et de connivance industrielle. Chers amis - c'est le moment le plus important pour agir - nous devons empêcher cette proposition de devenir une nouvelle loi. Même rendus là, la 11 eme heure, nous pouvons montrer au gouvernement polonais qu'il existe une résistance nationale sérieuse à la polution génétiquement fabriquée de la magnifique campagne polonaise, avec ses 1,5 millions de petites exploitations familiales et leur production de denrées alimentaires de qualité. Rejoignez nos collègues polonais pour faire barrage à cette tentative cachée de défier le souhait de 70% des citoyens polonais et de la majorité des agriculteurs polonais. Ecrivez aujourd'hui (il ne reste que 10 jours) au président du Parlement Polonais - en nous adressant une copie - pour exiger un véto sur cette proposition 'GMO Act' et une interdiction du MON […]
Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 11:16

Vignes OGM Pierre Azelvandre agite le chiffon rouge Le militant anti OGM revendique un premier arrachage de plants de vigne il y a quatre ans. Rebondissement dans l’affaire des vignes transgéniques de l’Inra de Colmar (Institut national de la recherche agronomique) : Pierre Azelvandre, militant OGM, a organisé, hier, une conférence de presse pour passer, si l’on peut dire, aux aveux. Rappelons qu’il a été sanctionné le 19 novembre pour avoir détruit quelque 70 plants faisant partie d’un programme de recherche sur la maladie du court-noué. Le tribunal de grande instance avait rendu une décision mi-figue mi-raisin en condamnant le prévenu à 2000 € d’amende et à verser un euro symbolique à la victime. Lui n’a pas fait appel, mais l’Inra si puisqu’elle espérait obtenir un dédommagement plus important, à savoir 17 000 €. Durant le procès, Pierre Azelvandre avait indiqué qu’à sa connaissance, les plants avaient déjà été arrachés une première fois, dès le début du programme en 2005. « C’est Christophe Hartmann, de la Confédération paysanne, qui m’en a parlé », avait-il déclaré. Au sortir de l’audience, Jean Masson, directeur de l’Inra, affirmait que non, pas du tout, les plants n’avaient pas été détruits, mais qu’ils n’avaient pas résisté à l’hiver et qu’effectivement, ils avaient dû être replantés. « Discréditer l’Inra » Hier, Pierre Azelvandre a affirmé être l’auteur de cet arrachage de 2005, le 4 septembre très exactement, vers 5 h du matin. « Il n’y avait aucune surveillance, aucun grillage, je suis entré. Je suis tombé sur un concierge qui m’a vu. Je suis reparti pour revenir une heure plus tard et j’ai arraché les plants. J’ai laissé les plants comme ça, hors terre, mais cela ne se voyait pas forcément puisque les vignes étaient dans des manchons. Je suppose qu’ils ne s’en sont rendu compte que quelques semaines plus tard. Ils ne pouvaient pas reconnaître que la parcelle avait été visitée, cela aurait été avouer leur incompétence à surveiller l’essai, cela les […]
Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 16:23

La justice a condamné jeudi à 2.000 euros d'amende un biologiste qui avait détruit 70 plants de vigne OGM de l'INRA Il devra en outre verser un euro symbolique de dommages et intérêts à la partie civile. Le tribunal correctionnel de Colmar avait requis 4 mois de sursis le 7 octobre et 1.000 euros d'amende. L'opposant aux OGM Pierre Azelvandre avait sectionné les porte-greffes d'un programme de recherche de l'Inra de Colmar dans la nuit du 6 au 7 septembre. L'Inra, qui a salué cette décision du tribunal correctionnel de Colmar, tout en regrettant que "le préjudice matériel subi par l'Institut ne soit pas pris en compte", "se réserve la possibilité de faire appel de ce jugement. L'institut considère que le signal donné n'est pas suffisamment fort vis-à-vis de ceux qui commettent ce genre d'infractions et mettent ainsi en danger la recherche publique". L'Inra avait réclamé 170.000 euros au titre de son préjudice matériel. "Le tribunal n'a pas voulu faire un dossier particulier de cette affaire. Mon client n'ayant pas de casier judiciaire, les juges lui ont infligé une peine d'amende classique pour des dégradations", a commenté Me Carole Dreyfus. Elle avait plaidé la relaxe en invoquant "l'état de nécessité" face à un problème, selon elle, de santé publique et à une expérience dont le décret d'autorisation a été annulé peu après les faits par le tribunal administratif de Strasbourg. Le 5 octobre, le tribunal administratif de Strasbourg avait annoncé que la parcelle de vigne transgénique saccagée en Alsace était en fait illégale. Dans une décision du 30 septembre, le tribunal avait annulé l'autorisation accordée par le ministère à l'Inra pour la culture de la parcelle car le texte ne mentionnait pas l'obligation de "la transmission périodique à l'autorité compétente d'un rapport sur les résultats de la dissémination". Il s'agit d'une exigence fixée par une directive européenne. Le tribunal, qui avait été saisi de cette affaire dès 2005 par Alsace Nature et par […]
Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 11:20

La Commission européenne a pris vendredi la décision d'autoriser l'importation de trois sortes de maïs génétiquement modifiés utilisés principalement dans l'alimentation animale. Les ministres de l'Agriculture de l'UE n'ont pas réussi à dégager une position commune lors de leur dernière rencontre le 19 octobre. La décision avait alors été renvoyée à la Commission européenne, chargée de prendre ses responsabilités. Les maïs développés par les Américains Monsanto (MON 88017, MON 89034) et Pioneer (59122xNK603) sont donc autorisés à l'importation pour dix ans, et peuvent être utilisés dans l'alimentation et la transformation en produits alimentaires. Mais il ne sont pas autorisés pour la culture. La commissaire à l'Agriculture Mariann Fischer Boel plaidait depuis longtemps en faveur d'un feu vert à ces sortes de maïs. Elle arguait des risques en Europe de pénurie de soja destiné à l'alimentation animale, dont des cargaisons entières avaient dû être refusées cet été aux frontières de l'UE après la détection infime de traces de maïs OGM non autorisé. La commissaire fait valoir que l'Union européenne est très dépendante du soja américain, notamment en hiver, et que le contexte mondial n'est pas favorable: la production argentine a déjà reculé de 30% cette année du fait d'une sécheresse. Ces sortes de maïs avaient déjà reçu un avis positif de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). L'UE autorise la commercialisation des OGM de manière régulière, à l'importation. Mais une seule semence, le MON 810, a été homologuée pour la culture – en 1998, pour dix ans. (Source AFP) Réagissez sur: link
Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 19:56

Alors que le dossier de l’Amflora poireaute depuis 2006 sur le bureau de la Commission européenne, le groupe BASF met la purée pour promouvoir sa pomme de terre transgénique. Elle rissole dans les fourneaux européens depuis bientôt trois ans  : la pomme de terre transgénique Amflora, conçue par l’industriel germanique BASF, a poussé les écologistes allemands à se friter, cette semaine, avec le futur gouvernement d’Angela Merkel. Celui-ci vient de rendre public son programme pour les quatre ans à venir. Où se niche un soutien explicite à la culture commerciale de la patate OGM. Intolérable, évidemment, pour ceux qui s’y opposent et qui voient dans cet acte la preuve d’une allégeance aux intérêts financiers qui ourlent la question des OGM. Cela « montre comment la branche biotechnique a réussi à mener par le bout du nez les auteurs de l’accord de gouvernement », affirme Felix Prinz zu Löwenstein, chef de l’Association écologique pour l’économie alimentaire (BOLW). Ce n’est pas la première fois que cette accusation fuse. Variété enrichie en amidon, expérimentée en Europe depuis près de dix ans, l’Amflora se destine à la fabrication de papier, de textile ou de béton. Mais la belle contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, dont beaucoup redoutent qu’il ne contamine des cultures destinées à l’alimentation humaine. En 2006, BASF obtenait néanmoins un avis favorable de l’Aesa – Autorité européenne de sécurité des aliments – qui la déclarait exempte de « risques sanitaires pour l’homme et l’animal. ». La même année, la Commission européenne lui emboîtait le pas. C’est à l’étape suivante que le dossier a été bloqué, n’obtenant ni l’avis favorable du comité d’experts européens ni celui du Conseil des ministres européens. La décision finale était renvoyée entre les seules mains de la Commission qui, depuis, fait poireauter le dossier. Pourquoi  ? La question reste entière. En décembre 2008, le Conseil des ministres de l’Environnement européens […]
Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 10:52


PARIS — Les organisations professionnelles de semenciers français demandent aux gouvernements européens de prendre une "position politique claire vis-à-vis des OGM", regrettant, lundi dans un communiqué, que les 27 Etats membres n'aient pas eu ce "courage" le 19 octobre dernier. Les semenciers demandent également à la France de "s'impliquer davantage". Réunis à Luxembourg le 19 octobre, les 27 ministres européens de l'Agriculture n'avaient pas réussi à s'entendre sur un projet d'autorisation d'importation de trois sortes de maïs OGM et avaient refusé d'endosser ce projet, laissant à la Commission européenne la responsabilité d'en décider seule, avaient indiqué des sources concordantes. Après ces "non décisions", l'UE se trouve face à plusieurs paradoxes, soulignent le groupement national interprofessionnel des semences et des plants (Gnis), l'association de l'industrie des semences de plantes oléagineuses (Oleosem), la chambre syndicale des entreprises françaises de semences de maïs (Seproma) et l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Ils citent de nouvelles réglementations qui ne sont pas mises en application, mais aussi "l'incohérence" qui consiste à autoriser l'importation de produits contenant des OGM, qu'il est interdit de cultiver en Europe. Pour les semenciers, la France, qui vient de créer le Haut conseil aux biotechnologies, "doit s'impliquer davantage et avoir le courage politique de prendre des décisions concrètes pour aider à clarifier une situation européenne qui, à terme, risque d'être vraiment préjudiciable pour certaines filières agricoles". A Luxembourg, à l'appui de sa demande d'autorisation d'importation, la commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, avait argué des risques de pénurie de soja destiné à l'alimentation animale. Des cargaisons entières ont dû être refusées cet été aux frontières de l'UE après la détection infime de traces de maïs OGM non autorisé. La commissaire avait fait valoir aux ministres que […]
Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 09:09

Les ministres européens de l'Agriculture ont refusé d'endosser lundi un projet d'autorisation d'importation de maïs OGM, laissant à la Commission européenne la responsabilité d'en décider seule, a-t-on appris de sources européennes. Lors d'une réunion à Luxembourg, les ministres n'ont pas réussi à s'entendre sur ce projet, ont indiqué plusieurs sources à l'AFP. La commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, plaidait pour que ces trois sortes de maïs développées par les Américains Monsanto (MON 88017, MON 89034) et Pioneer (59122xNK603) soient autorisées à l'importation. Elle arguait des risques en Europe de pénurie de soja destiné à l'alimentation animale, dont des cargaisons entières avaient dû être refusées cet été aux frontières de l'UE après la détection infime de traces de maïs OGM non autorisé. La commissaire a fait valoir aux ministres que l'Union européenne est très dépendante du soja américain, notamment en hiver, et que le contexte mondial n'est pas favorable: la production argentine a déjà reculé de 30% cette année du fait d'une sécheresse. La non décision des ministres de l'Agriculture laisse la balle dans le camp de la Commission. Mme Fischer Boel a plaidé lundi pour que l'exécutif européen décide "rapidement" d'autoriser ces maïs, estimant qu'il fallait "écouter les scientifiques plutôt que les sentiments", en référence à un avis positif de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Les gouvernements européens sont aujourd'hui très réticents à autoriser des produits OGM en raison de l'opposition d'une part croissante de leur opinion publique. Cette dernière s'inquiète des éventuelles conséquences des produits génétiquement modifiés pour la santé et l'environnement à cause de la dissémination. L'UE autorise la commercialisation des OGM de manière régulière, à l'importation. Mais une seule semence, le MON 810, a été homologuée pour la culture - en 1998, pour dix ans. Le renouvellement de cette autorisation est en cours […]
Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 11:13

BRUXELLES - La Commission européenne s'est engagée jeudi à conditionner l'homologation des OGM à la certitude de leur innocuité pour l'environnement, en recevant une pétition à Bruxelles réclamant leur interdiction à cause de la contamination des cultures traditionnelles. "J'accepte de prendre votre pétition et soyez certains que nous allons nous montrer très attentifs à vos arguments", a affirmé la commissaire à la Santé, Androulla Vassiliou, lors d'une rencontre avec des cultivateurs organisée par Greenpeace devant le siège de la Commission. L'un de ces cultivateurs, l'Espagnol Eduardo Campayo Garcia, propriétaire d'une exploitation en Castille (centre) a raconté à Mme Vassiliou comment il avait été contraint d'abandonner la culture du maïs lorsque ses champs ont été contaminés par des OGM, lui faisant perte sa certification "maïs biologique". "Lorsque nous avons découvert cette contamination, nous avons cherché son origine et nous n'avons rien trouvé à 500 mètres à la ronde, ce qui démontre que les pollen voyagent sur des distances beaucoup plus longues qu'on ne le dit", a-t-il souligné. L'Espagne est le premier pays producteurs de maïs OGM de l'Union européenne avec près de 80.000 hectares de cultures. "Ce que nous produisons, c'est ce que vous mangez", a lancé M. Campayo. "Nous sommes en train de perdre la biodiversité. Aidez nous à la conserver", a-t-il ensuite plaidé en réclamant "l'arrêt des OGM". "Les OGM sont l'un des dossiers les plus sensibles que nous avons à traiter et notre priorité est d'être certains que ce que nous autorisons est sans risque pour la santé humaine, pour les animaux et pour l'environnement", a rappelé Mme Vassiliou. La Commission européenne va demander lundi prochain aux ministres de l'Agriculture de l'UE d'autoriser la commercialisation de plusieurs variétés de maïs OGM. (©AFP / 15 octobre 2009 12h54)

L'album Faucheurs Volontaires

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LE COLLECTIF FAUCHEURS VOLONTAIRES

Raconté en interviews, textes, photos, illustrations et bandes-dessinées par 45 Auteurs et une centaine de Faucheurs. Droits d'auteur au profit de Sans Gènes.  

COMMENT VOUS LE PROCUREZ ?

  • Par correspondance auprès du Comité Breton de Soutien aux Faucheurs Volontaires d'OGM et sur nos STAND! ICI

CP BELOM

Soutien samedi 11 mai 2013

Idée cadeau!

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